Comment aider un enfant à participer à la conversation

Les enfants qui ont des difficultés de communication sont souvent hésitants à parler. En même temps, être hésitant à parler peut nuire à leur participation à la conversation. Si on hésite à parler, on peut manquer des occasions pour pratiquer les habiletés de communication. C’est un cycle vicieux!

Il est hautement recommandé d’encourager tous les enfants à participer à la conversation. Pour ce faire,

  • Développez votre relation avec l’enfant. Plus l’enfant se sent attaché aux adultes et aux autres enfants, plus il se sentira à l’aise et prêt à parler.
  • Parlez le plus souvent possible avec l’enfant. Parlez de ce qui intéresse l’enfant, de ce qu’il regarde ou de ce qu’il fait au moment même.
  • Lorsque vous parlez avec l’enfant, placez-vous en face de lui et à sa hauteur.
  • Employez une voix douce et attirante.
  • Parlez clairement et un peu plus lentement que si vous parliez à un adulte.
  • Faites beaucoup de commentaires. Limitez les questions. Certains enfants ressentent beaucoup de pression quand on pose trop de questions.
  • Au lieu de poser des questions, vous pouvez commencer une phrase et arrêter avant de finir la phrase.
  • Facilitez la communication de l’enfant en acceptant tous les moyens de communication – les mots anglais, les mots des autres langues, le dessin, les gestes. Même si l’enfant regarde un objet ou le montre du doigt, il communique un message et c’est à l’adulte d’essayer d’interpréter le message.
  • Lorsque l’enfant emploie un mot en anglais, répétez le message que l’enfant vient de dire, mais en français. S’il communique en montrant, en faisant un geste, ou en dessinant, interprétez ce qu’il a dit et répétez son message en mots.
  • Ne demandez pas à l’enfant de répéter le mot ou la phrase. Il suffit de fournir le modèle.
  • Évitez de critiquer l’enfant ou de critiquer la manière dont il parle.
  • Évitez de punir les enfants lorsqu’ils emploient des mots anglais ou des mots d’une langue autre que le français. La punition peut causer du stress, déclenchant même une réponse combat-fuite. De plus, cela nuit à la relation entre vous et l’enfant, une relation qui est la base de tout apprentissage.
  • Maximisez les occasions où l’enfant se sent à l’aise de parler.

J’espère que cet article vous a été utile! Si vous avez des inquiétudes concernant la parole ou le langage de votre enfant, vous êtes prié de communiquer avec un orthophoniste. Si vous habitez à Winnipeg ou dans les environs, nous serons heureux de vous aider à SpeechWorks.

La stimulation langagière

Il est facile de parler à un enfant qui parle déjà. Toutefois, un enfant a besoin d’entendre beaucoup de langage même avant qu’il commencent à parler. S’il n’a pas encore commencé à parler, on peut employer des mots simples et des petites phrases pour parler de ce qui l’intéresse. Observez ce qu’il regarde ou ce qu’il fait. Parlez-en! Placez-vous à son niveau physiquement. De cette façon, vous pouvez plus facilement observer ce qui l’intéresse, et il pourrait plus facilement entendre et voir ce que vous dîtes. J’aime m’asseoir dans une petite chaise et placer l’enfant dans une grande chaise pour d’être à son niveau.

Parlez lentement et faites souvent des pauses, pour que l’enfant ait plus de temps à comprendre et à répondre à ce que vous dîtes. Éteignez les appareils qui produisent du bruit pour permettre à l’enfant de vous entendre clairement. Répétez souvent les mêmes mots pour lui fournir plus d’occasions à apprendre les mots.

Si l’enfant commence déjà à communiquer en employant les gestes ou les bruits, tels que montrer du doigt ce qu’il désire, employez un mot ou une phrases pour communiquer la même idée. Il est toujours utile d’employer un langage légèrement plus complexe que celui de l’enfant. Évitez un langage trop complexe – on risque de perdre l’intérêt de l’enfant!

Est-ce qu’un langage enfantin est utile? Les enfants apprennent à parler plus vite lorsqu’on leur parle de façon animée, avec beaucoup d’expression du visage et une voix qui capte leur attention. Toutefois, il est important de ne pas changer les sons des mots (dire “lame” pour “rame”) parce que l’enfant doit entendre la bonne façon de prononcer les mots afin de pouvoir les prononcer à son tour.

J’espère que cet article vous a été utile! Si vous avez des inquiétudes concernant la parole ou le langage de votre enfant, vous êtes prié de communiquer avec un orthophoniste. Si vous habitez à Winnipeg ou dans les environs, nous serons heureux de vous aider à SpeechWorks.

 

Comment aider un enfant à bien articuler

Beaucoup d’enfants éprouvent des difficulties à articular les sons de la parole. Les sons les plus difficiles à produire sont le /s/, /z/, /ch/, /j/, /r/ et /l/. Ces sons se développent plus lentement chez certains jeunes enfants, et peuvent rendre l’enfant difficile à comprendre. Ceci peut être très frustrant pour l’enfant, et également pour la personne qui essaie de le comprendre. Voici quelques suggestions qui pourraient l’aider :

  • Ralentissez votre parole à vous, pour que l’enfant ralentisse lui aussi. Ceci pourrait l’aider à mieux placer la langue et les lèvres, ou pourrait simplement vous donner plus de temps à comprendre ce que l’enfant dit.
  • Placez-vous en face de l’enfant et à son niveau physiquement pour leur permettre à voir les mouvements de votre bouche, et à les reproduire.
  • Faites des activités qui facilitent votre compréhension de ce que l’enfant dit – où  on comprend ce que l’enfant dit grâce au contexte. Par exemple, regardez ensemble un livre où  il y a une image sur chaque page.
  • Si vous ne comprenez pas ce que l’enfant vient de dire, demandez-lui de répéter, de le dire plus lentement ou de le montrer.
  • Si vous avez compris une partie de ce que l’enfant vient de dire, répétez la partie que vous avez compris.
  • Si vous avez compris ce que l’enfant vient de dire, répétez le message correctement.
  • Pratiquez les sons suggérés par l’orthophoniste à tous les jours. Pratiquez pendant une courte période de temps.
  • En général, on pratique les sons en isolation, ensuite en syllabes, ensuite en mots, ensuite en phrases et finalement en conversation, mais ceci varie dépendant des difficultés de votre enfant et de ce que l’orthophoniste suggère pour votre enfant.
  • Rendez la répétition amusante. Si vous pouvez, intégrez la répétition dans des jeux pour que l’enfant continue à vouloir pratiquer. Travailler la parole peut être un processus assez long. Il est important de garder l’enfant intéressé et motivé.

J’espère que ces renseignements soient utiles. Si vous avez des inquietudes concernant la parole ou le langage de votre enfant, vous êtes prié de communiquer avec un orthophoniste. Si vous habitez à Winnipeg ou proche de Winnipeg, nous serions contents de vous aider à SpeechWorks. Bonne chance!

Comment aider un enfant à parler fluidement

Les suggestions suivantes peuvent aider un enfant qui éprouve des difficultés de fluidité:
  • Prenez du temps à tous les jours pour parler ensemble. Regardez des livres ensemble ou jouez ensemble. Parlez de ce que vous faites.
  • Portez attention à ce que l’enfant dit et non à la manière qu’il le dit.
  • Continuez à le regarder – lorsque vous regardez l’enfant quand il vous parle, vous montrez que vous êtes intéressé à ce qu’il dit et que vous aimez parler avec lui.
  • Évitez de l’interrompre lorsqu’il vous parle.
  • Pour l’aider à parler lentement et calmement, parlez lentement et calmement vous-même.
  • Employez un langage assez simple – si l’enfant essaie d’imiter un langage trop complexe, il risque d’éprouver des difficultés à le faire de façon fluide.
  • Diminuez les contraintes de temps. Les limites de temps ainsi que les horaires surchargés mettent de la pression sur l’enfant de parler rapidement.
  • Lorsque l’enfant démontre plus de difficultés à parler, parlez moins. Lorsque l’enfant est plus fluide, parlez plus.
  • Remplacez les questions directes avec des commentaires qui incitent une réponse. Par exemple, au lieu de demander «Qu’est-ce que tu veux pour ton déjeuner?» vous pouvez dire «Pour le déjeuner, tu peux avoir des céréales ou des toasts.»
  • Modelez les renseignements ou les réponses que vous aimeriez que l’enfant vous donne.
  • Lorsque vous corrigez les erreurs de l’enfant, répétez les phrases du jeune avec les corrections. N’exigez pas que l’enfant répète la phrase corrigée.
Quelques attitudes à éviter:
  • Finir les phrases de l’enfant. Si vous fournissez des mots, vous augmentez le sentiment de l’enfant qu’il n’est pas capable de parler pour lui-même.
  • Faire des commentaires tels que: ralentis, prends de l’air, relaxe. L’enfant a besoin de penser à ce qu’il dit et non à la manière qu’il le dit.
  • Faire semblant de comprendre ce que l’enfant vient de dire.
  • Utiliser le mot «bègue.»
  • Demander à l’enfant de s’exprimer en public.
  • Demander à l’enfant de répondre à des questions imprévues et inattendues, d’expliquer un événement désagréable ou d’expliquer une bêtise.
  • Demander à l’enfant de s’exprimer lorsqu’il est très émotif, surtout lorsqu’il pleur.
  • Critiquer l’enfant pour la non-fluidité ou le récompenser lorsqu’il est fluide.
  • Discuter du problème devant l’enfant.

Stéphanie Harvey, orthophoniste

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Je suis orthophoniste spécialisée en troubles du spectre autistique ainsi qu’en aphasie.

J’offre la thérapie individuelle ou de groupe, les ateliers pour les familles et les parents et la formation pour les professionnels.

Je parle couramment l’anglais et le français, et j’ai une vaste expérience des clientèles bilingues. Je suis en train d’apprendre l’espagnol, le portugais, le chichewa et l’espéranto.

J’ai obtenu ma maîtrise en désordres de la communication de l’Université du Minnesota en 1994. Je travaille à SpeechWorks Inc..

Je suis membre du College of Audiologists and Speech-Language Pathologists of Manitoba et certifiée par Orthophonie et Audiologie Canada.

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